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L'Eternité, l'Enfer/le Purgatoire
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Enastyc
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MessagePosté le: Dim Mar 20, 2011 9:16 pm    Sujet du message: L'Eternité, l'Enfer/le Purgatoire Répondre en citant

Les mots qui désignent l'éternité en Grec sont aiônios et aïdios. Leur emploi pluraliste dans la littérature grecque des philosophes et la Bible permettent de faire le point et de comprendre comment les envisager.

1- Les Philosophes

L'adjectif "Aïdios" désigne l'éternité comme perpetuelle, l'immortel, l'incréée, la lumière, Dieu dans l’Hymne homérique à Hestia, chez héraclite, Xénophane, ou encore Anaximandre. C'est donc l'adjectif par excellence pour parler de l'éternité.

Mais sous Platon les choses se compliquent. Il utilisera un autre adjectif qui est "Aiônios" pour parler d'une image éternelle, qui immite l'éternité, mais progresse suivant la loi des Nombres : c'est le temps. Aiônios et Aïdios apparaissent alors interchangeables : le modèle de l'univers est une chose éternelle (aïdios) vivante et sa nature est éternelle (aiônios). Platon trouve alors avec le terme Aiôn, qui lui est propre, une façon de mieux désigner l'éternité qui est en dehors du temps.

Aristote n'utilisera jamais ce terme, soit parcequ'il le concevait différemment ou bien qu'il le jugeait inutile.

Chez les stoïques qui ont employé les deux, il y'a une nette distinction entre ce qui entre dans des cycles cosmiques (pour aiôn) et la durée infinie (aïdios). Épicure utilise aiôn en référence à une vie future que les non-épicuriens attendent et qui ne mérite pas l'emploi de aïdios, car ça n'entre pas dans le cadre de dans leurs croyances.

2- La Bible

Dans la Bible, les choses sont moins claires. Aïdios n'apparaît que deux fois dans la Septante pour parler de la sagesse de Dieu. Un tyran est menacé de châtiment éternel temporel (aîon) et les justes martyres rétribués de vie éternelle perpetuelle (aïon).

Aiôn est très utilisé. Il désigne notamment les alliances avec une référence au temps. Aiônios peut désigner une période de l'antiquité lointaine comme une époque qui s'étale sur plusieurs siècles. Il est également question d'éternité absolue lorsqu'il est employé avec Dieu. Exode 3:15 précise notamment qu'il s'agit de toutes les générations.

En ce qui concerne la vie éternelle aiôn est employé dans le sens qu'il s'agit d'une vie future à venir dans un sens escathologique en opposition au présent (kosmos, kairos).

Dans le Nouveau Testament, en Judes 6, aïdios est employé dans le sens d'un châtiment éternel mais il s'agit des anges, et il doit durer jusqu'au jour du jugement dernier. Ce qui n'est pas vraiment éternel. Or ici, c'est aïdios qui est employé au lieu de aiônios qui lui est utilisé dans le verset qui concerne le châtiment des habitants de Sodome qui a pris fin.

Romain 1:20 fait référence à la puissance de Dieu par aïdios ce qui est très proche de l'emploi qu'en fait la philosophie grecque.

Origène dans ses commentaires du Nouveau Testament parle toujours de aîon pour appuyer son concept de feu purificateur et jamais de aïdios. C'est de là que nait le purgatoire.

---

Les théologiens sont alors partagés sur ces deux notions de l'éternité :

- Certains minimisent complètement la nuance avec laquelle on trouve ces termes employés les faisant synonymes, ce qui n'est pas forcément raisonnable. Dans ce cas, on se retrouve avec un Dieu tyran qui condamne à l'enfer éternel, ce qui est critiqué.

- D'autres considèrent que les termes sont toujours en phase avec les emplois rigoureux de la philosophie grecque, ce qui ne semble pas toujours vrai mais doit être pris en compte. La balance penche tout de même d'avantage de ce côté. Affirmer que l'enfer est éternel semble le plus anti-biblique des deux et ne colle pas avec l'image de Dieu qui est révélé en Jésus-Christ.

1 Jean 4:8 "Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour."
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CAILLOT
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MessagePosté le: Sam Avr 02, 2011 11:26 pm    Sujet du message: Re: L'Eternité, l'Enfer/le Purgatoire Répondre en citant

Enastyc a écrit:
Les mots qui désignent l'éternité en Grec sont aiônios et aïdios. Leur emploi pluraliste dans la littérature grecque des philosophes et la Bible permettent de faire le point et de comprendre comment les envisager.

1- Les Philosophes

L'adjectif "Aïdios" désigne l'éternité comme perpetuelle, l'immortel, l'incréée, la lumière, Dieu dans l’Hymne homérique à Hestia, chez héraclite, Xénophane, ou encore Anaximandre. C'est donc l'adjectif par excellence pour parler de l'éternité.

Mais sous Platon les choses se compliquent. Il utilisera un autre adjectif qui est "Aiônios" pour parler d'une image éternelle, qui immite l'éternité, mais progresse suivant la loi des Nombres : c'est le temps. Aiônios et Aïdios apparaissent alors interchangeables : le modèle de l'univers est une chose éternelle (aïdios) vivante et sa nature est éternelle (aiônios). Platon trouve alors avec le terme Aiôn, qui lui est propre, une façon de mieux désigner l'éternité qui est en dehors du temps.

Aristote n'utilisera jamais ce terme, soit parcequ'il le concevait différemment ou bien qu'il le jugeait inutile.

Chez les stoïques qui ont employé les deux, il y'a une nette distinction entre ce qui entre dans des cycles cosmiques (pour aiôn) et la durée infinie (aïdios). Épicure utilise aiôn en référence à une vie future que les non-épicuriens attendent et qui ne mérite pas l'emploi de aïdios, car ça n'entre pas dans le cadre de dans leurs croyances.

2- La Bible

Dans la Bible, les choses sont moins claires. Aïdios n'apparaît que deux fois dans la Septante pour parler de la sagesse de Dieu. Un tyran est menacé de châtiment éternel temporel (aîon) et les justes martyres rétribués de vie éternelle perpetuelle (aïon).

Aiôn est très utilisé. Il désigne notamment les alliances avec une référence au temps. Aiônios peut désigner une période de l'antiquité lointaine comme une époque qui s'étale sur plusieurs siècles. Il est également question d'éternité absolue lorsqu'il est employé avec Dieu. Exode 3:15 précise notamment qu'il s'agit de toutes les générations.

En ce qui concerne la vie éternelle aiôn est employé dans le sens qu'il s'agit d'une vie future à venir dans un sens escathologique en opposition au présent (kosmos, kairos).

Dans le Nouveau Testament, en Judes 6, aïdios est employé dans le sens d'un châtiment éternel mais il s'agit des anges, et il doit durer jusqu'au jour du jugement dernier. Ce qui n'est pas vraiment éternel. Or ici, c'est aïdios qui est employé au lieu de aiônios qui lui est utilisé dans le verset qui concerne le châtiment des habitants de Sodome qui a pris fin.

Romain 1:20 fait référence à la puissance de Dieu par aïdios ce qui est très proche de l'emploi qu'en fait la philosophie grecque.

Origène dans ses commentaires du Nouveau Testament parle toujours de aîon pour appuyer son concept de feu purificateur et jamais de aïdios. C'est de là que nait le purgatoire.

---

Les théologiens sont alors partagés sur ces deux notions de l'éternité :

- Certains minimisent complètement la nuance avec laquelle on trouve ces termes employés les faisant synonymes, ce qui n'est pas forcément raisonnable. Dans ce cas, on se retrouve avec un Dieu tyran qui condamne à l'enfer éternel, ce qui est critiqué.

- D'autres considèrent que les termes sont toujours en phase avec les emplois rigoureux de la philosophie grecque, ce qui ne semble pas toujours vrai mais doit être pris en compte. La balance penche tout de même d'avantage de ce côté. Affirmer que l'enfer est éternel semble le plus anti-biblique des deux et ne colle pas avec l'image de Dieu qui est révélé en Jésus-Christ.

1 Jean 4:8 "Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour."


Il n’y a pas de purgatoire de cité dans les Saintes Ecritures. C’est une invention, comme les limbes dans lesquels les enfants décédant sans avoir été baptisés, erraient éternellement. Comment croire que Dieu fasse ainsi ?
Pour ce qui est de l’enfer, c’est tout simplement le nom en latin du cimetière :
Du dictionnaire « Le petit Robert »
-- enfer [SfDY] n. m.
• 1080; enfern Xe; lat. ecclés. infernus, infernum, subst. du lat. class. infernus « d'en bas »
D’en bas qui signifie « Dans la tombe »
J.C. n’est pas entré dans l’antre de Satan. Je n’en vois pas la raison pour laquelle il serait descendu dans un tel endroit alors que sont sacrifice dénote un acte d’une telle pureté, pour avoir obéi et être sur la croix romaine, à la volonté de son Père, qui est notre Père et notre Dieu.
Amicalement.
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Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent. (2 cor. 4: 3)
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mona lisa
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MessagePosté le: Sam Avr 02, 2011 11:35 pm    Sujet du message: Re: L'Eternité, l'Enfer/le Purgatoire Répondre en citant

S'il y a un enfer, il est sur terre, et Jésus a dit : laisses les morts enterrer leurs morts et moi je dis : "et suis le vivant"...sur le chemin de la vérité et de la VIE.

Dieu est le Dieu des vivants; d'Abraham, Isaac et jacob, et David, et Jésus, sont-ils morts ??? Non, ils sont vivants, dans ce cas, les valeurs sont inversées dirait-on... Incroyable ? Oui, pour la plupart...
_________________
Matthieu 12:20 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.
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Enastyc
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MessagePosté le: Dim Avr 03, 2011 10:03 am    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Il n’y a pas de purgatoire de cité dans les Saintes Ecritures. C’est une invention, comme les limbes dans lesquels les enfants décédant sans avoir été baptisés, erraient éternellement. Comment croire que Dieu fasse ainsi ?
Pour ce qui est de l’enfer, c’est tout simplement le nom en latin du cimetière :
Du dictionnaire « Le petit Robert »
-- enfer [SfDY] n. m.
• 1080; enfern Xe; lat. ecclés. infernus, infernum, subst. du lat. class. infernus « d'en bas »
D’en bas qui signifie « Dans la tombe »
J.C. n’est pas entré dans l’antre de Satan. Je n’en vois pas la raison pour laquelle il serait descendu dans un tel endroit alors que sont sacrifice dénote un acte d’une telle pureté, pour avoir obéi et être sur la croix romaine, à la volonté de son Père, qui est notre Père et notre Dieu.
Amicalement.


Une invention oui, mais ce n'est pas aussi stupide, car l'idée est bien dans la Bible derrière ces mots qui désignent l'éternité, et qui font appel au langage des philosophes. Un enfer non-eternel peut être un purgatoire sauf s'il y'a destruction définitive.
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CAILLOT
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MessagePosté le: Lun Avr 04, 2011 10:28 am    Sujet du message: L'éternité, l'enfer et le purgatoire Répondre en citant

Enastyc a écrit:
Une invention oui, mais ce n'est pas aussi stupide, car l'idée est bien dans la Bible derrière ces mots qui désignent l'éternité, et qui font appel au langage des philosophes. Un enfer non-eternel peut être un purgatoire sauf s'il y'a destruction définitive.

Il y a 2000 ans et beaucoup plus, il y avait des philosophes de haut niveau et des théologiens très instruit et c’est ce qui nous garantit la véracité des Saintes Ecritures.
Lorsqu’un écrivain en religion avait achevé son livre, il le présentait au Grand Sacrificateur Devant le Tabernacle. Celui-ci l’agréait ou non.
C’est pourquoi, il est indispensable de lire, d’étudier et de commenter avec beaucoup de rigueur, sans employer des « à peu près » comme « peut-être »
Amicalement.

Angel What?
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MessagePosté le: Lun Avr 04, 2011 9:11 pm    Sujet du message: Re: L'éternité, l'enfer et le purgatoire Répondre en citant

CAILLOT a écrit:
[ Il y a 2000 ans et beaucoup plus, il y avait des philosophes de haut niveau et des théologiens très instruit et c’est ce qui nous garantit la véracité des Saintes Ecritures. Lorsqu’un écrivain en religion avait achevé son livre, il le présentait au Grand Sacrificateur Devant le Tabernacle. Celui-ci l’agréait ou non.
C’est pourquoi, il est indispensable de lire, d’étudier et de commenter avec beaucoup de rigueur, sans employer des « à peu près » comme « peut-être »


Apparemment, vous donner l'impression de "maîtriser" le sujet, tant mieux, je vais pouvoir vous interroger !

Pour vous, que veux dire ce texte ? :

Daniel 8:12 L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises.

Merci pour la réponse...
_________________
Matthieu 12:20 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.
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Tétraèdre
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MessagePosté le: Mar Avr 05, 2011 2:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'Enfer est un choix éternel le Ciel aussi mais le Purgatoire est temporel et conduit essentiellement au ciel
C'est en fait trois conditions de vie observables même sur terre, certains vivent un enfer d'autres se purifient et d'autres ssemblent déjà vivre au ciel sur terre . Mais la très grande majorité des êtres humains sont en perpétuelle purification de l'être entier =de corps d'âme et d'esprit.
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Enastyc
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MessagePosté le: Mar Avr 05, 2011 2:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Du moment que personne n'a visité l'après mort, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas permis d'envisager toutes les possibilités. Le Judaïsme très rigoureux avec l'écriture croit pourtant au purgatoire voir à la réincarnation.

Job 33.28-30 : "Dieu a délivré mon âme pour qu’elle n’entrât pas dans la fosse, et ma vie s’épanouit à la lumière ! Voilà tout ce que Dieu fait, deux fois, trois fois, avec l’homme, Pour ramener son âme de la fosse, pour l’éclairer de la lumière des vivants."

"En d’autres termes, D.ieu autorise les humains à sortir de “l’abîme” (une des expressions bibliques désignant le Guehinnom ou “Purgatoire”) et à revenir dans le monde “des vivants” une deuxième fois et même une troisième si ce n’est une multitude de fois. D’une manière générale, les mystiques voient dans ce verset ainsi que dans d’autres versets une allusion tout à fait claire au concept de réincarnation. Sa source véritable se trouve donc enracinée profondément dans la tradition.

Le Guehinnom (Géhenne) concerne généralement une période limitée (Ediot 2,10) dans le Monde futur, pendant laquelle l’âme est purgée de ses souillures au cours d’un processus, après que tout a été dit et fait, que l’on décrit comme douloureux bien que libératoire. Selon un sens plus profond, la personne qui a manqué de cœur pendant sa vie est payée “mesure pour mesure”. De même qu’elle a agit sans pitié en péchant et en faisant comme si D.ieu était absent, elle doit en retour subir le Guehinnom, un endroit où, à l’encontre du Paradis, la présence de D.ieu est, d’une certaine manière, cachée ou, tout au moins, pas aussi évidente et ne circulant pas librement. Le nom Guehinnom a pour origine un endroit au sud de Jérusalem, connu sous le nom de Guaï, vallée en hébreu, du fils de Hinnom, dans lequel on sacrifiait jadis les enfants en l’honneur du Moloch (Rois II 23,10; Jérémie 2,23; 7,31-32; 19,6). Pour cette raison, cette vallée fut considérée comme maudite et le Guehinnom devint ainsi le synonyme de Purgatoire."

C'est à cette vallée que Jésus fait référence. S'il en parle en ces termes dans le NT, c'est qu'il se réfère déjà à la tradition orale qu'on ne peut réduire à un symbole de l'enfer sous prétexte que la Bible ne dit rien d'autre. Jésus puise à plusieurs reprises dans une tradition plurielle représentative du Judaïsme au Ier siècle, qui n'est pas biblique.
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Enastyc
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MessagePosté le: Mar Avr 05, 2011 3:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les études bibliques modernes ont mis en évidence que les auteurs du N.T. (évangiles, saint Paul, Lettre aux hébreux) ont utilisé certaines méthodes traditionnelles d’argumentation biblique avec lesquelles les Juifs contemporains établissaient des règles de conduite — méthodes codifiées plus tard par les rabbins dans le cadre des midrashim —.

Celles qui reviennent le plus souvent sont les deux premières middoth (« règles ») de Hillel († 10 ap. J.C.) : le qal wa-homer et la gezerah shawah. Elles correspondent grosso modo à l’argument a fortiori et à l’argument par analogie.

Un trait particulier est que l’argument porte souvent sur le sens d’un seul mot. Ce sens est établi grâce à son occurrence dans un certain contexte et il est ensuite appliqué à un autre contexte.

Dans le midrash rabbinique, les rabbins citent des opinions divergentes provenant de diverses autorités, de sorte qu’on a affaire à une technique d’argumentation. Dans le Nouveau Testament, l’autorité de Jésus, invoquée directement ou par l’intermédiaire de l’apôtre ou de la tradition apostolique (le kérygme), est décisive.

Paul a fréquemment recours à ces techniques, spécialement dans des discussions visant les positions d’adversaires juifs, qu’ils soient chrétiens ou non. Souvent, il s’en sert pour combattre des positions traditionnelles dans le judaïsme ou pour étayer des points importants de sa propre doctrine.

Des argumentations rabbiniques se rencontrent également dans la Lettre aux Éphésiens (4, 8-9) et dans la Lettre aux hébreux. La Lettre de Jude, pour sa part, est presque entièrement formée par des explications exégétiques semblables aux pesharim (« interprétations ») trouvés dans les rouleaux de Qumran et certains écrits apocalyptiques. Elle utilise des figures et des exemples ainsi qu’une structure par enchaînement verbal, tout ceci en conformité avec la tradition juive d’exégèse scripturaire.

Une autre forme particulière d’exégèse juive utilisée par les auteurs du Nouveau Testament est celle de l’homélie prononcée à la synagogue. Selon Jn 6, 59, le discours sur le Pain de la Vie fut prononcé par Jésus dans la synagogue de Capharnaüm. Une analyse minutieuse sur la base d’une comparaison avec les témoignages anciens d’ « homélies synagogales » met en évidence que la forme de ce discours correspond de près à celle des homélies synagogales du Ier siècle : explication d’un texte du Pentateuque avec l’appui d’un texte des prophètes (la « haphtarah ») ; chaque expression du texte est expliquée ; de légers ajustements de la forme des mots sont effectués pour les adapter à la nouvelle interprétation. Des traces du même modèle se trouvent peut-être également dans l’un ou l’autre des discours missionnaires dans les Actes des Apôtres, spécialement dans le sermon synagogal de Paul à Antioche de Pisidie (Ac 13, 17-41).

Le Qal wa-homer

Le raisonnement consiste à dégager à partir d’une citation de l’Écriture une vérité a fortiori – voir Rm 5, 15.17 et 2 Co 3, 7-11.

On trouve le qal wa-homer en Mt 6, 30 ; 7, 11 ; Jn 7, 23 ; 10, 34-36 ; Rm 5, 15.17 ; 2 Co 3, 7-11.

Le Gezerah shawa

L’expression signifie littéralement : "analogie verbale” ou : "equal category".

Définition courante (empruntée à Richard Longnecker) : la règle de la gezerah shawah consiste à rapprocher deux textes scripturaires présentant une analogie verbale ou un parallélisme dans l’utilisation d’au moins un terme de part et d’autre de sorte que les mêmes considérations puissent s’appliquer à l’un et à l’autre textes.

On trouve la gezerah shawah en Mt 12, 1-4 ; Ac 2, 25-28 ; Rm 4, 1-12 ; Ga 3, 10-14 ; Hb 1,13 & 2,8 ; 4,3 & 4,4 ; 5,5 & 5,6 ; 6,20 & 7,1.10 ; 10,6-7 & 10,37-38.

La lecture « actualisante »

Le célèbre commentaire midrashique Genèse Rabba commente ainsi Gn 1, 3 : « L’ouverture de ta bouche fut lumière pour nous » (III, § 1).

Dans la bibliothèque de Qumran, ce type de commentaire est courant pour appliquer à la communauté de l’Alliance le sens des passages scripturaires. Ce type de commentaire est appelé : pesher.
Le rapprochement de deux passages de l’Écriture

« Herméneutique analogique » : on fusionne implicitement deux expressions bibliques. 2 Co 4, 5-6 fusionne Gn 1, 3 (« De la ténèbre, la lumière brillera ») et Is 9, 1 (« Lui qui a brillé dans vos cœurs »).

Validité pour nous

On reproche à ces modes d’interprétation du texte biblique d’être arbitraires. On leur reproche particulièrement d’interpréter un texte bref (quelques mots) complètement en dehors de son contexte. C’est sans doute vrai à nos yeux modernes. Pourtant, cela ne faisait aucun problème à l’époque de Paul et plus tard. Pourquoi ? Parce que la lecture biblique se faisait chez les rabbins selon un accord tacite profondément ancré dans leur comportement : elle était fondée sur un double fondement théologique indiscutable : tout texte biblique est inspiré par Dieu et la Torah interprétée en conformité avec la tradition des Anciens est le critère ultime et fédérateur de tout commentaire.

http://biblissimo.over-blog.com/article-interpretation-bible-methode-rabbinique-premier-siecle-40504685.html
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MessagePosté le: Mer Avr 06, 2011 3:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Purgatoire catholique n'a rien à voir avec la Réincarnation car ceux qui passent par le Purgatoire sont assurés d'entrer au Ciel
Et la Bible dit on naît une seule fois on meurt une seule fois et on ressuscite( Renaît) une seule fois
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MessagePosté le: Jeu Avr 07, 2011 8:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Enastyc a écrit:
Du moment que personne n'a visité l'après mort, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas permis d'envisager toutes les possibilités. Le Judaïsme très rigoureux avec l'écriture croit pourtant au purgatoire voir à la réincarnation.

Job 33.28-30 : "Dieu a délivré mon âme pour qu’elle n’entrât pas dans la fosse, et ma vie s’épanouit à la lumière ! Voilà tout ce que Dieu fait, deux fois, trois fois, avec l’homme, Pour ramener son âme de la fosse, pour l’éclairer de la lumière des vivants."

"En d’autres termes, D.ieu autorise les humains à sortir de “l’abîme” (une des expressions bibliques désignant le Guehinnom ou “Purgatoire”) et à revenir dans le monde “des vivants” une deuxième fois et même une troisième si ce n’est une multitude de fois. D’une manière générale, les mystiques voient dans ce verset ainsi que dans d’autres versets une allusion tout à fait claire au concept de réincarnation. Sa source véritable se trouve donc enracinée profondément dans la tradition.


Je trouve que les textes suivants confirment tes propos :


Zacharie 12:10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

Jean 19:37 Et ailleurs l'Écriture dit encore : Ils verront celui qu'ils ont percé

Apocalypse 1:7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !


Et toi, qu'en penses tu ?
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Matthieu 12:20 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.
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MessagePosté le: Jeu Avr 07, 2011 9:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Celui qu'ils ont percé me fait plutôt penser à Jésus quand on le perce avec la lance.

Mais personnellement ce texte me fait plus penser à la parabole du fils prodigue qu'au purgatoire :

Job 33.28-30 : "Dieu a délivré mon âme pour qu’elle n’entrât pas dans la fosse, et ma vie s’épanouit à la lumière ! Voilà tout ce que Dieu fait, deux fois, trois fois, avec l’homme, Pour ramener son âme de la fosse, pour l’éclairer de la lumière des vivants."
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MessagePosté le: Ven Avr 08, 2011 7:09 am    Sujet du message: Répondre en citant

Enastyc a écrit:
Celui qu'ils ont percé me fait plutôt penser à Jésus quand on le perce avec la lance.

Mais personnellement ce texte me fait plus penser à la parabole du fils prodigue qu'au purgatoire :

Job 33.28-30 : "Dieu a délivré mon âme pour qu’elle n’entrât pas dans la fosse, et ma vie s’épanouit à la lumière ! Voilà tout ce que Dieu fait, deux fois, trois fois, avec l’homme, Pour ramener son âme de la fosse, pour l’éclairer de la lumière des vivants."


Enastyc a écrit:
"D’une manière générale, les mystiques voient dans ce verset ainsi que dans d’autres versets une allusion tout à fait claire au concept de réincarnation."


C'est au concept de réincarnation que je pensais...

Ceux qui ont percés Jésus, à l'époque, le verront de nouveau...
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MessagePosté le: Ven Avr 08, 2011 2:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La résurrection avec la même âme donc le même corps avec ses plaies même si ce corps est transformé étant un corps de lumière n'est pas une réincarnation de l'âme dans un nouveau corps
La réincarnation d'un corps à l'autre prêchée par les hindouistes et les bouddhiste ça n'existe pas c'est une croyance ésotérique
Et pour bien interpréter un verset de la Bible sur un sujet il faut connaître tous les autres versets et la Bible enseigne clairement on meurt une seule fois on ressuscite une seule fois et on est jugé une seule fois puis glorifié ou réprouvé une seule fois .
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mona lisa
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MessagePosté le: Sam Avr 09, 2011 10:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Job : Où est le chemin qui conduit au séjour de la lumière ? Et les ténèbres, où ont-elles leur demeure ?
20 Peux-tu les saisir à leur limite, Et connaître les sentiers de leur habitation ?
21 Tu le sais, car alors tu étais né, Et le nombre de tes jours est grand !


Apparemment, Job connait le chemin qui mène à la lumière, et bien d'autres chose encore, car il était né et le nombre de ses jours sont grands, bizarre parce qu'apparemment, il s'agit de la création, du début... Job était donc présent, au début...
_________________
Matthieu 12:20 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.
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